Les tarifs des prostituées dans les différents pays du monde
Après 20 ans passés à aider les personnes prostituées à sortir de ce système d’exploitation, je reste choquée par la façon dont on parle encore de « tarifs » ou de « prix » pour ces femmes, comme s’il s’agissait de simples marchandises. Derrière ces chiffres se cachent des réalités humaines dramatiques qu’il est important de mettre en lumière. Voici un tour d’horizon des soi-disant « tarifs » de la prostitution dans différents pays, qui montre à quel point ce système est mondialisé et combien les femmes y sont exploitées, peu importe où elles se trouvent.
Europe : des écarts de prix qui révèlent les inégalités
En Europe, on constate des écarts importants entre les pays, qui reflètent les inégalités économiques :
Europe de l’Ouest
Dans les pays d’Europe de l’Ouest comme la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas, les tarifs moyens se situent généralement entre 50 et 100 euros pour une prestation « de base ». Mais ces prix peuvent monter bien plus haut dans certains établissements de luxe des grandes villes.
En Allemagne, où la prostitution est légale, on trouve même des forfaits all inclusive à 70 euros dans certains méga-bordels, ce qui montre bien la logique industrielle à l’œuvre. Les femmes y sont traitées comme de la chair à consommer, sans aucune considération pour leur dignité.
Europe de l’Est
Dans les pays d’Europe de l’Est comme la Roumanie, la Bulgarie ou l’Ukraine, les tarifs sont beaucoup plus bas, souvent entre 10 et 30 euros. Cette différence s’explique par la pauvreté qui pousse de nombreuses femmes dans la prostitution, mais aussi par les réseaux de traite qui exploitent massivement des femmes de ces pays vers l’Europe de l’Ouest.
Le cas de l’Ukraine est particulièrement préoccupant depuis le début de la guerre. De nombreuses femmes, fuyant le conflit et en situation de grande vulnérabilité, se retrouvent la proie de réseaux de proxénètes qui les exploitent dans toute l’Europe.
Asie : l’exploitation massive des femmes dans l’industrie du sexe
L’Asie du Sud-Est est tristement célèbre pour son industrie du sexe florissante, qui attire de nombreux « touristes sexuels » occidentaux :
Thaïlande
En Thaïlande, plaque tournante du tourisme sexuel, les tarifs dans les bars à hôtesses peuvent descendre jusqu’à 10-20 euros. Dans les bordels low-cost de Bangkok, on trouve même des passes à 3 euros. Ces prix dérisoires montrent à quel point les femmes y sont considérées comme des marchandises jetables.
Selon les estimations, il y aurait entre 200 000 et 300 000 personnes prostituées en Thaïlande, dont de nombreuses mineures. L’industrie du sexe représenterait 10% du PIB du pays, ce qui montre l’ampleur du phénomène.
Cambodge
Au Cambodge, la situation est encore pire avec des tarifs qui peuvent descendre à 2-3 euros dans certains quartiers pauvres. De nombreuses femmes et jeunes filles y sont vendues par leur famille ou enlevées pour alimenter les réseaux de prostitution.
Un rapport de l’UNICEF estimait qu’il y avait environ 35 000 enfants exploités sexuellement dans le pays. Une situation révoltante face à laquelle les autorités restent largement passives.
Chine
En Chine, malgré l’interdiction officielle de la prostitution, on estime qu’il y aurait entre 4 et 10 millions de personnes prostituées. Les tarifs y varient énormément, de 5-10 euros dans les bordels clandestins des zones rurales à plusieurs centaines d’euros pour les escortes de luxe dans les grandes villes.
De nombreuses femmes des minorités ethniques ou des campagnes pauvres sont exploitées dans ce système, victimes de la traite interne au pays.
Afrique : la misère pousse de nombreuses femmes dans la prostitution
En Afrique, la pauvreté est le principal facteur qui pousse de nombreuses femmes et jeunes filles dans la prostitution :
Afrique de l’Ouest
Dans des pays comme le Nigeria, le Ghana ou le Sénégal, les tarifs peuvent descendre à 1-2 euros dans les quartiers pauvres. De nombreuses jeunes filles, parfois mineures, sont contraintes de se prostituer pour survivre ou aider leur famille.
Le Nigeria est aussi un important pays d’origine pour la traite des êtres humains. On estime que des dizaines de milliers de femmes nigérianes sont exploitées dans la prostitution en Europe.
Afrique du Sud
En Afrique du Sud, pays plus développé économiquement, les tarifs sont un peu plus élevés, entre 10 et 50 euros en moyenne. Mais là aussi, de nombreuses femmes sont poussées dans la prostitution par la misère, en particulier dans les townships.
La pandémie de VIH/SIDA, qui touche particulièrement les personnes prostituées, aggrave encore leur vulnérabilité.
Amérique latine : des réseaux criminels qui exploitent la pauvreté
En Amérique latine, la prostitution est souvent liée aux cartels de drogue et aux réseaux criminels :
Brésil
Au Brésil, pays connu pour son tourisme sexuel, les tarifs varient énormément. Dans les favelas, ils peuvent descendre à 5-10 euros, tandis que dans les quartiers chics de Rio ou São Paulo, ils montent à 100 euros ou plus.
On estime qu’il y aurait entre 1,5 et 2 millions de personnes prostituées dans le pays, dont de nombreux mineurs. Les réseaux criminels recrutent souvent dans les quartiers pauvres.
Mexique
Au Mexique, la situation est similaire avec des tarifs très bas (5-20 euros) dans les zones frontalières où sévissent les cartels. Ces derniers contrôlent une grande partie de l’industrie du sexe et n’hésitent pas à enlever des femmes pour les prostituer de force.
La traite interne est aussi un phénomène important, avec des femmes des régions pauvres exploitées dans les grandes villes touristiques.
Moyen-Orient : la double peine pour les migrantes
Dans les pays du Golfe, la situation des travailleuses migrantes est particulièrement préoccupante :
Émirats arabes unis
Aux Émirats arabes unis, de nombreuses femmes venues d’Asie ou d’Afrique comme domestiques se retrouvent exploitées dans la prostitution. Les tarifs y sont relativement élevés (100-300 euros) mais les femmes ne touchent qu’une infime partie de cet argent.
Beaucoup se retrouvent prises au piège, leur passeport confisqué par leur « employeur ». Leur statut de migrantes les rend extrêmement vulnérables.
Liban
Au Liban, la situation est similaire pour de nombreuses travailleuses migrantes éthiopiennes ou philippines. Certaines sont même « louées » à la journée par leur employeur pour 50-100 euros, dont elles ne touchent rien.
Le système de la kafala, qui lie le permis de séjour des migrantes à leur employeur, les place dans une situation de dépendance totale propice à tous les abus.
Amérique du Nord : une industrie du sexe florissante malgré la répression
Aux États-Unis et au Canada, malgré l’interdiction de la prostitution dans la plupart des États, l’industrie du sexe reste très développée :
États-Unis
Aux États-Unis, les tarifs varient énormément selon les villes et les « catégories » de prostitution. Dans la rue, ils peuvent descendre à 20-50 dollars, tandis que les escortes de luxe peuvent facturer plusieurs milliers de dollars.
Internet a beaucoup changé la donne, avec de nombreuses personnes prostituées qui trouvent leurs clients via des sites d’annonces. Mais cela ne les protège pas pour autant de l’exploitation par des proxénètes.
Canada
Au Canada, la situation est similaire avec des tarifs allant de 40-100 dollars canadiens pour la prostitution de rue à plusieurs centaines de dollars pour les escortes.
Le pays reste une destination importante pour la traite des êtres humains, notamment de femmes asiatiques ou d’Europe de l’Est exploitées dans des salons de massage.
Les conséquences dramatiques de ce système mondialisé
Au-delà des chiffres, il est important de comprendre les conséquences dramatiques de ce système d’exploitation mondialisé :
Violences physiques et psychologiques
Les personnes prostituées sont exposées à de très hauts niveaux de violence, que ce soit de la part des clients ou des proxénètes. Coups, viols, humiliations sont monnaie courante. Sans parler des risques sanitaires liés aux MST.
Le traumatisme psychologique est également très important. De nombreuses études montrent des taux élevés de stress post-traumatique, de dépression et d’addictions chez les personnes prostituées.
Traite des êtres humains
La mondialisation de l’industrie du sexe alimente les réseaux de traite des êtres humains. Des centaines de milliers de femmes et d’enfants sont déplacés chaque année d’un pays à l’autre pour être exploités sexuellement.
Ces réseaux profitent des inégalités économiques entre pays pour recruter dans les zones pauvres et exploiter dans les pays riches. Un véritable esclavage moderne.
Pauvreté et exclusion sociale
Loin d’être une voie de sortie de la pauvreté comme certains le prétendent, la prostitution enferme la plupart des femmes dans la précarité. Les revenus sont souvent faibles et instables, sans aucune protection sociale.
La stigmatisation qui entoure la prostitution rend aussi très difficile la réinsertion sociale et professionnelle de celles qui veulent en sortir.
Que faire face à cette situation ?
Face à l’ampleur du phénomène, il est urgent d’agir à plusieurs niveaux :
Pénaliser les clients
La pénalisation des clients, sur le modèle nordique adopté en Suède puis en France, permet de réduire la demande qui alimente ce système d’exploitation. C’est un signal fort envoyé à la société : on ne peut pas acheter le corps d’autrui.
Cette approche doit s’accompagner d’une dépénalisation des personnes prostituées, considérées comme des victimes à protéger et non des délinquantes.
Lutter contre les réseaux
Il faut renforcer la lutte contre les réseaux de traite et de proxénétisme, notamment via une meilleure coopération internationale. Ces organisations criminelles font des profits énormes sur le dos des femmes, il faut les démanteler.
Cela passe aussi par un meilleur contrôle des flux financiers et une lutte accrue contre le blanchiment d’argent.
Aider les personnes prostituées à en sortir
Il est crucial de mettre en place des programmes d’accompagnement pour aider les personnes prostituées qui le souhaitent à quitter ce système. Cela implique un accès facilité aux soins, au logement, à la formation et à l’emploi.
Le parcours de sortie de la prostitution mis en place en France va dans ce sens, même s’il manque encore de moyens.
Éduquer et sensibiliser
L’éducation joue un rôle clé pour déconstruire les stéréotypes sexistes qui alimentent la demande de prostitution. Il faut sensibiliser dès le plus jeune âge à l’égalité femmes-hommes et au respect du consentement.
Il faut aussi informer sur les réalités de la prostitution pour contrer l’image glamour véhiculée par certains médias.
Conclusion : pour un monde sans prostitution
Ce tour d’horizon des « tarifs » de la prostitution dans le monde montre à quel point ce système est mondialisé et exploite la vulnérabilité des femmes, partout sur la planète. Derrière ces chiffres se cachent des millions de destins brisés.
Il est temps de sortir de l’hypocrisie qui consiste à fermer les yeux sur cette exploitation massive. La prostitution n’est pas un « métier comme un autre », c’est une atteinte fondamentale à la dignité humaine.
Un monde sans prostitution est possible, à condition d’avoir le courage politique de s’attaquer à ce système. Cela passe par la pénalisation des clients, la lutte contre les réseaux et un accompagnement renforcé des personnes prostituées.
Chacun à notre niveau, nous pouvons agir en nous informant, en sensibilisant notre entourage et en soutenant les associations qui viennent en aide aux personnes prostituées. Ensemble, construisons une société où le corps humain n’est plus une marchandise.


Faux arrêter de mentir les prix sont complètement faux finir avec lhipocrisie sa serait de commencer à dire la vérité en Thaïlande c’est environ entre 30 à 60 euro de l’heure et ça peut être beaucoup plus cher selon les filles certaine gagne plus que certain homme blanc. En Europe de l’est même en Ukraine sa sera jamais 30 euro les prix sont abusivement descendu pour faire croire de fausse image à la population vous parler d’exploitation mais jamais se que subissent certain homme pitoyable vous avez des preguger j’ai même pas lu la totalité tellement c’est ahurissant ont peut ont débatte ouvertement si vous le voulez ? Je trouve malecain de profiter de l’ignorance des gens ont leur disant des monsonge je suis contre aussi la prostitution forcé mais faux arrêter se n’est pas une généralité. Bref je vais m’arrêter là mais ne pourrais dire bien plus daventage.